13. Politique linguistique au Benin: Pourquoi une reforme plus favorable aux langues locales?

Autores

  • NOUATIN, Gbènoukpo Gérard (CEFET-MG)

Palavras-chave:

Décolonialité. Langues locales. Politique Linguistique.

Resumo

      Selon Amadou Sanni et Atodjinou (2012), le Bénin compte une soixantaine de langues autochtones. À celles-ci s’ajoute le français, la langue de l’(ex-)colonisateur, qui les domine sur le plan sociopolitique. Cette situation sociolinguistique n’est pas sans conséquences inquiétantes pour le pays sur plusieurs plans (Nouatin, 2024). Ainsi, dans cet article, j’aborde quelques-unes des raisons pour lesquelles il faut opérer une réforme de la politique linguistique nationale de façon plus favaorable aux langues locales. Etant donné qu’il s’agit d’un article de reflexion théorique, mes analyses et discutions partent de de réalités et d’hypothèses sociolinguistiques béninoises, africaines ou mondiales et sont basées sur des concepts issus des études décoloniales (Mignolo (2017, 2004) ; Quijano, 2002, 2000, 1992) et sur les apports de Clavet (2002, 1987) en matière de politique linguistique. Mon argumentaire a consisté à exposer brièvement, par domaine, des enjeux sociaux considérables et leur rapport avec la langue. Après avoir présenté cette dernière sous son angle politique, j’ai attiré l’attention sur des constructions sociales et des acquis importants en danger avec la politique linguistique en vigueur : souveraineté nationale, identité culturelle et linguistique, diversité culturelle et linguistique béninoise et mondiale. J’ai aussi mis l’accent sur les défis éducatifs qu’une politique linguistique plus juste envers les langues autochtones aiderait le Bénin relever plus efficacement.

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Publicado

02-09-2026

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Artigos